Ouf, je reste belge!

 
Dans le courant du mois de septembre, nous avons reçu la visite de B.R., un Algérien de 46 ans muni d’un étrange message : la Commission des naturalisations lui avait envoyé une lettre lui disant qu’il ne pouvait pas devenir belge. Mais B.R. était déjà belge !
 
En février 2009, il était déjà passé à notre permanence parce que, en 2003, il avait introduit une demande de naturalisation et se faisait des soucis quant à la longue durée du traitement de son dossier. Les services de la Chambre nous avaient informés de ce que des enquêtes étaient encore en cours, sans plus de détails. B.R. était légèrement inquiet étant donné qu’il n’avait à aucun moment eu de contacts négatifs avec la justice.

Mais vu qu’à ce moment B.R. séjournait légalement en Belgique depuis plus de 7 ans déjà, nous lui avions conseillé d’introduire une déclaration de nationalité auprès de l’administration communale, ce qu’il fit. Si le parquet avait des réserves à formuler, il le saurait immédiatement et, si nécessaire, il pourrait aller en appel. Mais ce ne fut pas nécessaire vu que, au bout de quatre mois, il obtint la nationalité belge. La Commission des naturalisations, de son côté, a donc eu besoin de huit ans pour décréter que cet homme ne pouvait devenir belge, et ceci sans la moindre motivation claire. Heureusement, ceci n’a pas porté à conséquence et B.R. conserve la nationalité belge. Mais les membres concernés de la commission ont-ils examiné correctement la demande, ont-ils réfléchi à son importance quant à l’intégration sociale, et à l’emploi de cette personne ?