Objectif contribue à la sécurité à De Lijn à Anvers

Vous lisez bien : depuis fin 2006, Objectif collabore au projet 'De Lijn is van iedereen' (De Lijn appartient à tout le monde) qui combine la sécurité et l'antiracisme. Des rencontres entre des chauffeurs et des jeunes allochtones d'Anvers-Nord et de Hoboken-Kiel doivent améliorer l'atmosphère dans les trams et les bus. Et la méthode fonctionne.

Rencontres

La problématique des relations entre les jeunes et les chauffeurs a déja fait plusieurs fois l'objet d'articles virulents dans la presse. Des rencontres entre les deux groupes doivent améliorer la compréhension mutuelle. Il s'agit de bowling, de foot en salle, de rap, de tennis de table, etc.

Pour en permettre la réalisation, Objectif a pris contact avec le projet 'Samen op Straat' (Ensemble en rue) de la Samenlevingsopbouw Antwerpen stad (Promotion de la vie en commun dans la ville d'Anvers). Ils exerçaient déjà des activités avec des jeunes des deux quartiers et se sont montrés très rapidement prêts à prendre part au projet. 'Lijnrecht tegen Racisme' (De Lijn debout contre le racisme) s'occupe du contact avec les chauffeurs. Le projet a reçu le soutien de la Fondation Roi Baudouin ainsi que celui des 'Managers van diversiteit' du ministre flamand Keulen.

Se baser sur les qualités spécifiques

Il n’est pas simple de réunir des chauffeurs et des jeunes pendant leurs loisirs. A cette fin, un cadre suffisamment attrayant est nécessaire. Des activité sportives et de loisir forment la base des contacts mutuels et des discussions futures. Mais, sur cette seule base, il est difficile de mobiliser les chauffeurs. Nous les avons donc interrogés sur leurs compétences spécifiques et leur avons demandé de donner des initiations aux jeunes dans les quartiers. Tant des membres de clubs de bowling que de clubs de billard de De Lijn se sont montrés prêts à travailler avec les jeunes. Le foot en salle et le tennis de table peuvent également mobiliser tant les jeunes que les membres du personnel de De Lijn.

Il va de soi qu’un nombre limité de jeunes et de chauffeurs sont concernés par ces activités. Le groupe plus vaste des chauffeurs a reçu un rapport de ces activités via la lettre d’informations de l’association du personnel Lijnrecht tegen Racisme. Pour les jeunes, nous avons organisé des ateliers de rap en octobre et novembre afin de leur donner une chance de faire part de leurs expériences aux autres jeunes de leur génération. 

Des militants syndicaux enthousiastes

A côté des rencontres récréatives, il est clair que le but est aussi d’aborder la situation dans les trams et les bus. A cette fin, un premier entretien, incluant un jeu de rôle, s’est déroulé en mai, en collaboration avec les syndicats. Tant les membres du personnel de De Lijn que les jeunes ont été enthousiasmés par le déroulement de cette journée et par les contacts mutuels. Ensemble, nous avons établi une liste des points névralgiques. Nous pouvons les regrouper selon cinq thèmes : les titres de transport et leur contrôle – la fluidité du trafic, monter et descendre – bruit et comportement de groupe – des points spécifiques pour le pré-métro – la communication entre les chauffeurs et les passagers, les relations mutuelles.

Le jeu de rôle lors de la journée de rencontre de Lijnrecht tegen Racisme du 8 décembre 2007 – cette fois-ci dans un vrai bus – a constitué une consolidation de l’action.

Ça marche !

Vous ne nous entendrez pas dire qu’en une année nous avons résolu le problème fortement enraciné des conflits dans les transports en commun. Mais nous constatons que les contacts mutuels entre les jeunes et les membres du personnel de De Lijn amènent de petites vagues  positives. Via le jeu de rôle, les jeunes ont acquis une meilleure vue des activités et de la position du chauffeur. En outre, quand ils prennent le tram ou le bus, ils ont un contact différent avec les chauffeurs avec lesquels ils ont fait du sport. Ceux-ci aussi sont plus au fait de l’environnement des jeunes. Chez certains chauffeurs et contrôleurs, nous voyons fondre un certain nombre de préjugés, pas par la discussion et l’argumentation mais bien par les contacts mutuels.

La direction et les syndicats de De Lijn ont également constaté cet effet positif. Ils soutiennent le projet et y collaborent entièrement. Cette collaboration amène plus d’ouverture chez les chauffeurs. Mais nous constatons quand même que c’est l’association du personnel Lijnrecht tegen Racisme qui joue le rôle essentiel. Elle assure un travail en continu et plein de persévérance entre les collègues de De Lijn et maintient un contact direct avec eux.    

Voir aussi http://www.lijnrechttegenracisme.be