Le don d’ubiquité, une nécessité légale ?

Trouver un emploi stable par les temps qui courent n’est pas aisé. C’est d’autant plus compliqué lorsque l’on est de nationalité étrangère.  Et pourtant, Alberto, un Equatorien de 40 ans, l’a fait : il travaille depuis plusieurs années à temps plein. Alberto veut, après 6 ans sur le territoire belge, faire une demande de nationalité.

C’est alors qu’il apprend qu’en plus de sa participation économique, il doit prouver son intégration sociale. Or, il n’a pas de diplôme belge et pas de formation professionnelle qui aurait duré plus de 400 heures. Ses horaires variables ne lui permettant pas de s’inscrire à un cours d’intégration, Albert se voit obligé d’attendre d’avoir travaillé sans la moindre interruption pendant 5 ans avant de pouvoir introduire sa demande de nationalité.

Il aurait beaucoup aimé suivre un cours d’orientation et des cours de néerlandais, car il aime apprendre des choses sur son pays d’adoption – mais pas au point d’abandonner un emploi stable qui permet de subvenir à ses besoins et à celui de sa famille. Est-ce pour autant la preuve d’un manque d’intégration ?