De Lijn doit s’attaquer aux problèmes sur les lieux de travail

En ce vendredi de Pâques ensoleillé, quelque cent personnes ont participé à la Journée de rencontre de De Lijn : Lijnrecht tegen racisme. Des chauffeurs d’origines diverses donnent le meilleur de leurs talents musicaux dans des danses grecques et de la musique capverdienne. Une petite moitié des visiteurs ont également suivi le débat sur la politique de diversité à De Lijn. Une délégation de la société de transport STIB a également écouté attentivement.

Sofie Saelaert, des services centraux de De Lijn, a commenté le plan de diversification de la société et a formulé l’espoir que les personnes présentes pourraient rentrer de la Journée de rencontre avec des propositions concrètes. Elle a reçu sur le champ un paquet de devoirs à domicile des représentants syndicaux présents qui ont tiré à boulets rouges sur la politique de la société de transport.

Freddy De Wilder, secrétaire du CCOD d’Anvers, a reconnu que le traitement de la diversité au sein de De Lijn ne constitue pas une mission aisée, mais cela n’empêchait pas qu’il soit très déçu de la route suivie. Sa principale critique a été que « Le plan n’a pas été discuté avec les syndicats et il n’existe aucune formation, aucun encadrement du personnel et aucune traduction locale. » Il a souligné également que l’emploi des allochtones doit constituer un point prioritaire afin d’éviter que nous ne soyons assis sur une bombe sociale dans dix ans.

Francis Lafosse, le délégué ACOD, a enchaîné en soulignant que, dans la province d’Anvers, ce sont surtout des allochtones qui sont engagés pour conduire les trams et bus du centre ville mais que le pourcentage de chauffeurs allochtones dans le reste de la province est tristement bas. Il reproche aussi à De Lijn de laisser pourrir les problèmes sur les lieux de travail. « Il ne suffit pas de distribuer de jolis autocollants. Il y a effectivement du racisme dans le chef des travailleurs et vous devez vous y atteler d’une manière profitable. » Il a plaidé entre autres pour des projets qui rassemblent les jeunes et les conducteurs.

Ensuite, les personnes présentes ont pu se livrer aux joies de la dégustation d’une soupe marocaine, d’une paella ou d’un plat surinamien ou indonésien. La soirée s’est clôturée par une prestation de rap d’une conductrice de tram : « Qu’on soit blanc ou noir, jaune, vert ou rouge, nous travaillons tous dans le même but, nous le faisons pour gagner notre croûte. »

Lijnrecht tegen racisme

Cette association du personnel a vu le jour quand quelques chauffeurs anversois ont répondu à l’appel d’Objectif, en 1993, en vue de faire échec au racisme sur les lieux de travail avec le modèle d’Entreprise sans racisme.

Lijnrecht diffuse une lettre d’information au sein du personnel et son site électronique peut être consulté sur http://lijnrecht-tegen-racisme.blogspot.com/